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Population : 526 Miradouzaines et Miradouzains
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La commune a la forme d’un quadrilatère au relief varié : les vallées de l’Auroue et de l’Arratz ont des sols argilos siliceux, des boulbènes, terres battantes gorgées d’eau en hiver et au printemps et très sèches en été et automne.
Entre ces deux vallées parallèles et orientées Sud-nord des coteaux argilos calcaires, terres "fortes", compactes, lourdes à travailler mais de bonne qualité agricole permettent une large palette de productions. Ces coteaux, aux pentes parfois raides sont quelquefois encore couronnés de bosquets. Les deux vallées ont longtemps été des zones de prairies naturelles dédiées à l’élevage bovin pour le travail et la boucherie et nombreux étaient les agriculteurs qui possédaient des parcelles étroites donnant accès aux rivières pour abreuver le bétail.
Peu de recherches concernant l’histoire de la commune avant et pendant le Moyen Age ont été faites : c’est une période blanche qui mériterait des recherches. En effet aucun document n’a été trouvé et aucun site fouillé et pourtant l’étude faite par la DRAT de Toulouse par photos aériennes réalisées au printemps a permis d’identifier trois sites de villas Gallo-romaines à Mérigon Cazeaux, à Lagrange Sainte Colombe et à Capdeville. Ces sites sont protégés par la réglementation en vigueur : exploitation agricole possible sans creuser profondément le sol.
En ce qui concerne la période médiévale, on dénombre 5 sites ayant eu une église ou chapelle : Beauclaire, St Génes ou Fieux, Cazeaux, Ste rose Mérigon, Lagrange. Les deux dernières étaient des sanctuaires monastiques sans population autour. Seul le village de Miradoux avait une population groupée. L’église avec son cimetière était située au lieu dit Putzet en bas du promontoire côté nord. Elle a disparu au XIIe - XIIIe siècle (incendie, pillage ?).
Cette église était dédiée à St Orens qui fut évêque d’Auch au Ve siècle. Un fragment de ses reliques est conservé dans une châsse d’argent placée dans l’église actuelle.
Les premiers documents permettent de situer la fondation du castelnau en 1253, ce qui en ferait un des plus anciens du Gers. Il comprenait un château fort avec ses remparts et le village lui-même était presque complètement ceinturé par des remparts avec fossés extérieurs. Il reste d’ailleurs des pans de ces murailles en bordure de la RD n° 19 d’Astaffort. Ces murailles possédaient en chacun de leurs angles des tours reliées par un chemin de ronde. Trois portes permettaient d’entrer dans le site :
— La porte d’Uzan côté ouest avec herse et pont levis donnant sur la route d’Astaffort,
— La porte du Levant,
— La porte d’accès au château fort.
Ce château sera démoli vers le XIVe siècle et le seigneur offrira les pierres pour construire une église en son emplacement. Le XVIIe siècle marquera durement l’histoire de Miradoux : le siège de Condé, la peste et l’incendie.
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