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Emploi, compétences, développement économique, une équipe qui doit jouer à l’échelle du territoire.
Mettre en adéquation les besoins en compétences des entreprises face aux potentiels des ressources humaines locales est une nécessité absolue pour qu’un territoire puisse voir se pérenniser les emplois et les entreprises se développer. La CCLG expérimente des actions pour pouvoir créer les conditions d’une réactivité indispensable aux enjeux de son territoire. |
| L'ENTREPRISE A LA UNE |
BEAUDONNET à Lectoure
L'entreprise Serge Beaudonnet fabrique des bennes industrielles amovibles. Implantée à Lectoure depuis 1966, elle connaît une activité très importante ainsi que des résultats économiques très performants.
L’entreprise représente 38 salariés, fait un chiffre d’affaire annuel de 3,5 millions d'euros. Elle a fait une progression de 5% en moyenne sur 10 ans. Elle distribue ses produits sur le marché français (70%; parmi ses clients : les prestataires SNCF, Ecorail, la Coved, Sica, les villes de Bordeaux, Toulouse...) et l'Espagne (30%).
Pour les besoins de son développement, l’entreprise a eu besoin de disposer d'un bâtiment supplémentaire de 3 500 m² environ. Elle a bénéficié de la procédure d'atelier relais (porté par la CCLG) pour la réalisation de ces équipements et a pu s'installer dans ses nouveaux locaux en août 2001.
Par ailleurs, dans le cadre des relations avec la collectivité, l’entreprise a fait remonter qu’elle disposait d’un brevet qu’elle ne pouvait mettre en œuvre, faute de trouver les salariés qualifiés, le secteur étant particulièrement en tension. L'entreprise avait de ce fait laissé le projet en suspens. En effet, pour les métiers de la mécanique en particulier, l'offre en emplois de soudeurs et de chaudronniers émanant des entreprises est largement excédentaire par rapport à la demande.
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| ZOOM sur... |
Sylvie DUBOIS, qui travaille chez Beaudonnet et habite Pergain Taillac
Interview :
"A quarante et un ans, je viens de Normandie où j’ai occupé un poste d’opérateur régleur pendant 10 ans.
Après avoir élevé ma fille pendant 3 ans, j’ai recherché un emploi. L’ANPE m’a proposé un poste dans l’agroalimentaire, mais j’ai opté pour un emploi de soudeuse à l’entreprise Beaudonnet de Lectoure, peut-être du fait de l’héritage industriel de ma région d’origine.
Et dans la formation, et dans l’entreprise; nous sommes deux femmes. Je trouve agréable la mixité dans une entreprise de fabrication.
Pendant la formation, j’ai appris à souder en semi automatique, à pointer, jointer des pièces, tôles d’acier. Dans l'entreprise, je fabrique des rouleaux, charnières pour portes et crochets de bennes.
Mon projet est de m’installer à Urdens près de Fleurance, car mon mari travaille dans l’entreprise Camozzi.
Pour conclure, il me semble qu’il est important que les organismes s’occupant de l’emploi travaillent plus souvent ensemble pour permettre l’insertion des demandeurs d’emploi."
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| L'AGENDA de l'opération |

Une action qui s'inscrit dans la durée
2005 : repérage du projet dormant
2006 : concertations et coconstruction de l’opération
2007 : formations
Un partenariat multiforme
ANPE, ASSEDIC, Région Midi-Pyrénées, Mission Locale, Centre de formation des apprentis, Chambre de Métiers et de l'Artisanat, Maires de la CCLG.
En résumé
- 40 candidats
- 12 stagiaires
- 420 heures de formation sur 13 semaines de mars à juin 2007
- Les partenaires, Région et ASSEDIC, ont financé la formation, les rémunérations des stagiaires et les frais annexes. |
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| LE DISPOSITIF |
Jean Cigu a organisé l’opération de formation des soudeurs. Il témoigne :
"En 2006, la CCLG m’a confié une mission d’accompagnement novatrice dans son processus. En effet, dés 2005, dans le cadre de son action de développement économique, le service économie de la CCLG avait repéré un projet dormant dans une entreprise, pour laquelle était nécessaire de la compétence en ingénierie de la formation et de l’emploi.
Il fallait d’une part, bien repérer les besoins de l’entreprise, d’autre part mobiliser les acteurs de l’emploi et de la formation et mener des actions de recherche de candidats.
C’est à partir d’un travail de coconstruction avec des partenaires multiples que l’opération a pu se réaliser. Pour le repérage de candidats susceptibles d’être intéressés, nous avons mobilisé les maires de la CCLG, nous avons participé à différentes manifestations sur l’emploi pour présenter le projet, nous avons travaillé avec l’ANPE et la Mission Locale.
Pour la construction de la formation, la Région et l’ASSEDIC ont uni leurs forces et financé l’opération.
Le centre de formation des apprentis a assuré la formation. Les stagiaires à la sortie de leur formation se sont vus proposer des contrats de travail qui devraient se pérenniser.
Cette opération met en lumière la nécessité d’un travail de proximité avec les acteurs économiques, pour inventer de nouvelles modalités de formation aboutissant à l’emploi. Par ailleurs, c’est avec une certaine satisfaction que nous pouvons présenter une opération où deux femmes ont été formées et embauchées dans des métiers traditionnellement réservés aux hommes.
Enfin je constate que les communautés de communes, nouveaux acteurs dans l’accompagnement économique, font la preuve de leur légitimité dans leur capacité à faciliter, voir à inventer de nouveaux partenariats au service des entreprises."
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